mercredi 7 septembre 2016

Et puis septembre.


Soudain ce fût la fin des longs repas familiaux qui durent jusqu'à l'aube, des pieds enfouis dans le sable et des glaces dégustées face à la mer. S'en est doucement allée cette insouciance estivale des matinées à bouquiner dans les draps encore frais, les retours dans le lit à peine le petit-déjeuner avalé. Se dire qu'on a eu de la chance, vraiment, d'avoir eu pour soi (rien que pour soi) ces deux jolis mois.

Et puis septembre, en clair obscur, joli encore des derniers rayons de soleil, gorgé d'espoir pour l'automne à venir. Tes jours qui dansent encore comme un grand feu follet, avant de déguerpir chaque fois un peu plus vite, un peu plus tôt. Mais profiter encore, fouler les pavés à s'en éreinter les pieds, le sac rempli des victuailles du marché et la tête pleine d'idées fantaisistes. Décider, sur un coup de tête, de s'offrir un joli bouquet de fleurs colorées, pour faire comme si c'était un jour spécial et s'égayer un peu.

Mélancolie des jours solitaires, parfois perdue au milieu de toute cette foule qui n'est pas toi et chercher ton visage. Le manque de toi, le manque de nous et de nos doigts enlacés. Comme une chanson lancinante, mon cœur crie famine à ton absence répétée, qui dure et qui dure et me laisse étourdie. M'enrouler de douceur pour ne plus y penser, en attendant la tienne qui bientôt sera mienne.

Parce que toi sans moi, tu sais, c'est comme une tartine de purée d'amande mais sans purée d'amande, justement. Comme si quelqu'un l'avait grattée, me laissant nue et triste.

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