lundi 17 octobre 2016

L'attente.


Je lui ai dit, Tu m'attendras hein, ne t'en va pas sans me dire au revoir. Un dernier baiser, une dernière étreinte avant que ne s'envole l'empreinte de ses pas. Et puis le manque, douloureux au début, qui t'agrippe et t'étreint le cœur.

Encore un mois, un tout petit mois. Très exactement trois semaines et trois jours. C'est que je les ai comptés vois-tu, ces jours qui passent et nous rapprochent, qui s'étirent comme du chewing-gum collé sous nos semelles lorsque l'attente est trop longue. Ces petits cailloux semés chaque jours, comme autant de rappels que la vie ne nous attend pas.

Sais-tu que j'ai assisté hier matin au lever du soleil, petit croissant incandescent à la lente ascension ? Peu à peu il s'est changé en une grosse boule de feu, monstre solaire incandescent. Oui je l'ai vu, de ma fenêtre du deuxième étage, rougeoyer avec fougue à m'en brûler la rétine. Je ne pouvais détacher les yeux de ce spectacle grandiose, comme si un seul de ses rayons pouvait tout anéantir. Dieu sait pourquoi j'ai pensé à nous, à l'été parti pour de bon - en sont témoins ces traces de bronzages qui s'estompent peu à peu -, à l'hiver à venir. A quoi pensais-tu, toi, pendant ce temps ?

Et si je laissais tout, là, maintenant, pour te retrouver ? Il me suffirait d'abdiquer, de tout jeter à l'abandon. Oublier les chiffres, les papiers et les comptes à rebours.

Non, il faut attendre.

Bientôt

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