mardi 15 août 2017

Au revoir ici




Cher tout le monde,

Comme vous l'avez peut-être constaté, Vivre Vert n'est plus, mais Vivre Vert revit !
Le blog déménage et change de nom, pour de nouvelles aventures pleines de mots et de mets.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez donc désormais me retrouver sur :



A bientôt là-bas !

Marine

dimanche 30 juillet 2017

Cap à l'ouest (et citronnade maison)


Le Cap Ferret, j'avais en tête l'idée d'un lieu trop chic et inaccessible, peuplé de créatures richissimes en chapeau de paille et lunettes de soleil. Je suis souvent sidérée des a priori que je me fabrique, à travers la lunette étriquée des on-dit et de ce que veulent bien raconter les magazines.

Et puis j'y ai découvert l'Océan et ses vagues folles, d'une force telle que je n'en avais jamais vue. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que dans cette houle déchaînée, qui m'étreint les hanches et me pousse dans mes retranchements.

Il y eut aussi les pins chauffés par le soleil à l'odeur enivrante, le marché plein de trésors, et les écureuils sautant de branches en branches. Je crois n'avoir jamais autant mangé de bonnes choses, et au diable la culpabilité qui te souffle à l'oreille que tu le regretteras. Les cannelés de la grande-tante dégustés avec gourmandise, à choisir un peu trop cuits pour la croûte au goût de caramel, et les gaufres au caramel -le vrai, cette fois-  qui dégouline sur le menton. Il fût beaucoup question de caramel, et de gourmandises à s'en lécher les doigts. C'est les vacances, après tout...

Ce jour-là, le temps était maussade mais ils ont décidé de nous emmener déguster des huître à la cabane de pêcheur. Je me suis contentée de pain qui les accompagnait, mais c'était bien. La brume au loin, les bateaux, lui à côté de moi et moi prenant des photos. Là, tous les cinq, à contempler la mer. Oui, c'était bien.

Et surtout, il y a eu la citronnade maison dégustée glacée au retour de la plage, les cheveux encore emmêlés par le sel et les vagues. Et dont j'ai bien évidemment demandé la recette, comme un souvenir de vacances à rapporter dans la valise. Sa saveur, avec celles des cannelés et des gaufres au caramel, me rappellera à jamais le goût de ces quelques jours de paradis.


Pour un pichet de citronnade :


  • un citron Bio
  • 50g de sucre de canne
  • 1L d'eau chaude
Cette recette, qui n'en est pas vraiment une, est tout ce qu'il y a de plus simple : dans un pichet, verser le sucre, le citron coupé en fines tranches et l'eau.
Attendre que le mélange refroidisse avant de mettre au réfrigérateur.

A déguster bien frais au retour de la plage, ou bien à tout autre moment de la journée, je vous fais confiance !

Petite note : choisir un citron biologique a ici toute son importance, afin que les pesticides ne se retrouvent pas dans la boisson.



vendredi 14 juillet 2017

Comment ne pas finir comme tes parents, ou le livre qui donne envie de méditer


Il fallait que je vous parle de ce chouette bouquin qui a accompagné le début de mes vacances, histoire de partager avec vous mon immense enthousiasme à son égard.

Pour la petite histoire, nous étions partis faire les soldes. Sur le point de repartir bredouilles, nous faisions un dernier petit tour à Nature & Découvertes (il faut que vous le sachiez : je n'envisage pas une virée en ville sans un petit passage dans le temple de la saveur citronnée et des petits gadgets écolo-futiles)(Je les soupçonne d'ailleurs de diffuser des phéromones à l'entrée du magasin pour attirer le client désorienté...Bref.) quand je suis tombée sur ce livre au titre bien impertinent. C'est d'abord ce qui m'a attirée voyez-vous. 

Je peux maintenant vous le dire : ce fût les 22.90€ les mieux dépensés de cette journée (de la semaine ?). Culture : 1, Fringues : 0 (de toute façon j'en avais pas besoin).

Comment ne pas finir comme tes parents (Parents, n'y voyez aucune offense) est une introduction géniale et ludique à la méditation, pour qui voudrait s'y essayer sans jamais oser. Je l'ai picoré petits bouts par petits bouts, en résistant à l'envie de le terminer trop vite malgré sa relative densité, et en essayant aussi souvent que possible d'effectuer les petits exercices de méditation proposés tout au long de l'ouvrage.


Ce livre plein d'humour s'adresse au lecteur sur un ton amical et désacralise terriblement la méditation pour les plus jeunes, en y développant les concepts phares sous le prisme de la vie quotidienne d'un ado du XXIème siècle. S'il est indiqué sur la couverture "La méditation pour les 15-25 ans" j'étendrais personnellement cette tranche d'âge au delà tant le propos est intelligent et universel. J'ai beaucoup aimé l'utilisation de métaphores pour expliquer simplement des concepts fondamentaux comme les pensées, tout comme le fait que les auteurs ne prônent rien du tout mais nous invitent chaudement à expérimenter les bienfaits de la méditation par nous-même et à se faire son propre avis. 

L'ouvrage est en outre vraiment agréable à lire grâce à sa mise en page aérée et colorée, relevé par quelques jolies illustrations de l'artiste Pénélope Bagieu, qu'on ne présente plus. Il contient également un CD de 11 méditations guidées (que je me suis empressée de transférer sur mon iPod pour les emmener partout avec moi cet été !), à pratiquer parallèlement à la lecture lorsque le petit logo dédié apparaît au fil des pages.

Conclusion : un bouquin très bien fichu à mettre entre les mains dodues de votre pré-ado, plus musclées d'un jeune adulte ou même sur le point de se rider d'un adulte qui en a déjà vu de belles, bref : à mettre entre des mains de tout âge !


lundi 3 juillet 2017

Dernières trouvailles bloguesques inspirantes !

A l'heure actuelle je ne lis plus qu'une petite poignée de blogs, de jolis espaces virtuels dont les mots me touchent et dont je ne manquerais la lecture pour rien au monde. Ils sont simples et poétiques, ils racontent la vie et ses aspérités mais rendent tout ça plus joli : finalement ils me font du bien, nourrissent ma curiosité intellectuelle et ma soif d'apprendre. Loin de tout marketing qui fleurit malheureusement un peu trop, ils n'ont rien à vendre mais tout à raconter et à partager avec générosité.

Ces jolis endroits occupaient mes favoris depuis un petit moment. J'ai eu l'envie soudaine de les partager avec vous, afin qu'ils ne prennent pas seulement la poussière dans mon ordinateur mais diffusent aussi chez vous un peu de leurs paillettes. Le bonheur, ça se partage !


* Papillon Papillonnage

J'ai découvert l'univers de Sybille dans un numéro de Flow (le magazine), et je suis tout de suite tombée sous le charme de son univers poétique. Papillon papillonnage est un blog plein de mots doux et terriblement justes qui viennent se loger en plein cœur, mais se sont aussi ses délicates illustrations au trait minimaliste.

Sybille tient aussi une boutique de papeterie et petits objets, et moi je ne peux résister à tant de mignonnerie. Hop! ni vu ni connu j'ai enfoui dans ma besace une chouette petite carte à coquelicots et deux adorables tampons pour tamponner toutes mes enveloppes. Les destinataires de mes cartes seront ravis !

* Ne Paniquez-pas

C'est un peu par hasard que je suis tombée sur ce blog doux et chaleureux, au cours de mes quotidiennes pérégrinations sur le web. J'aime ces découvertes aussi évidentes qu'inattendues, qui brise un peu le flux continu de l'instant. Ne-paniquez-pas (nous l'appelleront comme ça, je ne connais son prénom) attend une petite grenouille et lui écrit souvent, mais ce n'en est pas pour autant un blog maternité. Il y a un peu de tout dedans, mais surtout plein de petites réflexions, d'amour et de lumière : c'est aussi beau et réconfortant qu'une tartine de purée d'amande à l'heure du goûter.



* Conscience Quantique


Crédit illustration : Conscience Quantique

C'est cette fois grâce à la page Facebook du magazine Kaïzen, dont je suis abonnée, que je suis tombée sur le petit monde fabuleux d'Art-mella (Facebook a parfois du bon, quoi que l'on en dise...). La jeune femme est une talentueuse artiste-illustratrice passionnée par le développement personnel et les mystères de l'humain, et l'article partagé mettait en avant un extrait du tome 2 de sa BD intitulée Émotions : enquête et mode d'emploi.

Cela m'a bien sûr donné envie de découvrir son travail. J'ai passé de longues minutes à me promener d'articles en articles, tous plus inspirants les uns que les autres et qui donnent matière à réflexion. Qui suis-je, Qu'est-ce qui me rend heureux ?, Comment puis-je communiquer avec les autres ?... Je partage avec vous une de ses réflexions qui m'a beaucoup touchée, c'est par ici : Osons être magnifiques !


Allez vous faire lire !

Découvert chez Pauline d'Un invincible été, Allez vous faire lire ! est un blog spécialisé littérature jeunesse et en passe de devenir mon favoris des favoris (un jour il faudra que je vous parle de mon amour pour la littérature jeunesse...). Pas que j'en lise des tas mais celui-là, en plus de son humour, a ce petit truc spécial qui pousse à la réflexion et l'analyse de ses lectures, ce que je ne prends malheureusement pas souvent le temps de faire. C'est ainsi qu'après lecture d'un de ses articles sur la critique littéraire, il m'est venu l'idée de m'essayer à cet art difficile. C'est aussi grâce à elle que je me suis mise à tenir un Journal de lecture, ce qui est en soi une idée tout à fait géniale pour le petit bookworm que je suis.

Il y a de ces blogs qui m'enthousiasment au plus haut point et me donnent l'impulsion nécessaire de devenir une meilleure version de moi-même : celui-là en fait assurément partie. Le nom est juste parfait et pour moi, une personne qui écrit à propos d'une BD : "Björn, ce n'est rien qu'une petite boule d'amour. Un nid en coton dans lequel on a envie de tortiller son derrière pour trouver la sensation du parfait écrin dans lequel s'endormir le sourire aux lèvres." ne peut qu'être au comble de la coolitude !


J'espère que vous aurez fait de belles découvertes, aussi n'hésitez pas à partager en commentaires vos favoris afin que j'en découvre de nouveaux

mardi 27 juin 2017

Mots d'été


Ce matin, j'ai reçu une visite lumineuse.

Il a traversé la fenêtre, sans un bruit, comme un vagabond volant une miche de pain négligemment posée sur une table.

Je l'ai aperçu dans le miroir alors que je peignais mes cheveux, regard furtif aux yeux d'or.  
Il a paru surpris de me voir, croyant sans doute trouver la maison vide.

Il a paru intimidé, puis s'est posé sur ma joue - douce caresse -, sur ma main et mon épaule, comme pour me dire qu'il ne m'en voulait pas d'avoir découvert ses visites secrètes. Habit de lumière sur  peau nue. 

Il est allé prendre place sur le fauteuil près de la fenêtre, sans bouger, m'observant vaquer à mes occupations d'été.

Et puis sans un mot, comme un vieil ami qui prend congé, l'astre solaire s'est évanoui.



Chers vous qui me lisez,

Je reprends doucement le chemin du blog, que je n'avais pas totalement abandonné physiquement (le dernier article n'a que deux semaines en fin de compte !) mais par l'esprit. J'avoue l'avoir totalement occulté ces deux dernières semaines, pour me consacrer corps et âme à mes derniers exams de l'année. C'est que je ne tiens pas spécialement à revenir en Août pour les rattrapages, voyez-vous.

Mais voilà, les derniers partiels terminés, l'année est enfin bouclée ! Je me réjouis déjà des jours dorés qui m'attendent, plein d'expérimentations culinaires, de lectures tirées de ma liste-de-titres-à-lire-AB-SO-LU-MENT (il y a beaucoup trop de tirets dans ce terme), de rooibos glacé et de repos. C'est la perspective de ce chouette programme qui m'a fait tenir, durant ces derniers jours où il m'a fallu tout donner pour atteindre la ligne d'arrivée.

Aussi, quelque chose de nouveau se trame par ici, et je fais de petits bonds d'impatience à l'idée de vous en parler. Dans les coulisses, à l'abri des regards, le blog se transforme, se pare de brises marines et renaîtra dans quelques temps. Nouvelle plateforme, un nom de domaine rien qu'à moi et... nouveau nom ! Après plus de deux années à vivre sa petite vie dans cet endroit, la chenille se transforme enfin en un joli papillon prêt à vous chuchoter toutes sortes de mots, photos, recettes et petites histoires.

Stay tuned ! 


dimanche 11 juin 2017

De beaux muffins aux fraises. (VGL)


Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c'est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu'il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d'autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu'à présent, je n'avais jamais expérimenté les fraises au four. C'est que cela m'apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c'est tout. Et puis, récemment, j'ai changé d'avis...

Le problème avec avec ces demoiselles, c'est qu'elles finissent souvent englouties plus vite qu'il ne nous faut pour courir les acheter, et c'est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j'ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n'est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d'allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.


Pour 6 muffins


Ingrédients :

- 200 g de farine
- 90 g de sucre complet type Rapadura
- 1 càc de bicarbonate de soude
- 1 pincée de sel
- 2 càS d'huile de coco fondue
- lait végétal, d'avoine ici
- 5 belles fraises

Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l'huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d'obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C



Bon dimanche !

vendredi 2 juin 2017

Oh, at(temps) un peu...


S'il y a bien une chose qui m'angoisse au delà du raisonnable, c'est l'impermanence des choses. Les marques du temps qui passe. Je n'aime rien moins que les fissures dans les murs, les volets écaillés et les départs des gens que j'aime.

La vieillesse me fait peur. Pas la mienne, pas encore, mais celles des objets, de la matière, des situations même. Cette pente invisible et inéluctable que nous fait dévaler le temps contre notre grès, à toute vitesse et sans branches amies auxquelles se raccrocher. Nous sommes des jouets dans le tourbillon de la vie. J'ai toujours eu du mal avec l'imperfection, les cicatrices, enfin tous ces petits signes du temps qui passe et nous rappelle que rien n'est éternel.

Comme si tout devait rester figé dans son essence. Ne pas bouger, ne pas évoluer sous peine de se fissurer instantanément. Je crois que ça a quelque chose à voir avec mon côté perfectionniste, mon besoin de stabilité et de contrôle que je cherche pourtant à maîtriser (ce paradoxe...). J'essaye chaque fois de me raisonner bien sûr, de voir le bon côté de tout ça, parce qu'après tout c'est ça la vie : les changements, les bascules, les virages à 90°, le mouvement perpétuel.

C'est un fait, rien ni personne ne peut y échapper à moins de vivre dans le musée de ses pensées ou de ses souvenirs. Mais c'est un peu triste, quand même.

Toujours, je ne peux m'empêcher de penser à... l'après. A chaque début, chaque commencement, j'envisage la fin, inéluctable. Comment goûter l'instant avec légèreté, comment absorber le moment présent sans penser à la suite, et gâcher le plaisir des retrouvailles ?

Je pense déjà à  "Tu me manques", alors qu'il est là, à côté de moi.


Dis, toi aussi parfois tu ressens l'angoisse du temps qui passe ?

jeudi 25 mai 2017

Déambulation par belle soirée de mai


Je vous écris à cette heure de la journée où la chaleur est écrasante, les volets doucement clos pour tenter de conserver le peu de fraîcheur qu'il reste, dérangée de temps à autre par quelque courant d'air égaré.

Il y a quelques jours, j'ai ressorti cette crème à l'iris dont l'odeur me rend dingue. C'est une crème d'été, parce qu'elle en a l'odeur et que sa légèreté ne convient pas vraiment au reste de l'année. Alors je la remise au placard en attendant les beaux jours. Je l'avais un peu oubliée à vrai dire, quand je l'ai retrouvée par hasard j'ai murmuré dans ma tête avec cet air d'étonnement, "tiens, tu es là toi ?".

Elle sent divinement bon.
Genre vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment,
BON.

Si bien que je pourrais passer la journée à me shooter à l'odeur (c'est un peu fou vous en conviendrez), si je n'avais autre chose à faire tel que : faire une lessive/un gâteau/mes devoirs/lire un livre.

Un soir avec mon amoureux (qui est merveilleux l'ai-je déjà dit ?), on est sortis prendre des photos. C'était en semaine, le soleil couchant cognait contre la fenêtre comme pour nous inviter à le rejoindre, et je me suis dit que la lumière devait être drôlement belle dehors. Alors on a mis nos chaussures et on est partis comme ça, en laissant tout en plan pour ne pas rater la lente descente de l'astre, les assiettes sales sur la table attendront oh!
C'était bien, c'était parfait, on a marché un peu puis pris les fleurs en photos. Après c'était notre tour, on a fait les fous derrière l'objectif en prenant des poses et je me suis laissée faire alors que je déteste ça.

Et puis retrouver les joies du marché du samedi matin, ce qui est drôlement chouette aussi, surtout quand le soleil nous fait l'honneur de sa présence. C'est comme un rendez-vous qu'on avait un peu oublié et qu'on est heureux de retrouver, c'est un festival d'odeurs et de couleurs qu'on a envie d'étreindre et de toucher. C'est l'arrivée tant attendue des fraises, celles dont on se réjouit bien à l'avance parce que ce sont les premières de la saison, - ça y est elles sont là ! Sans oublier la rhubarbe ramenée par fagots rougeoyants, et qui finira sans doute en compote embaumant délicieusement l'appartement.


C'est beau la vie



Et vous racontez-moi, c'est quoi vos petits bonheurs des jours qui rallongent ?

samedi 20 mai 2017

Bruxelles, une première fois


Un samedi de mai nous sommes partis à Bruxelles, ce n'était pas vraiment prévu. En réalité ça faisait un petit moment qu'on rêvait de découvrir la ville, mais sans voiture c'est un peu plus difficile que de partir sur un coup de tête, un sac à dos sous le bras. Pourtant c'est un peu ce qu'on a fait. Le vendredi soir nous réservions un covoit, le samedi matin nous étions sur la route, encore ensommeillés mais la soif d'aventures chevillée au corps. La technologie a du bon, sans aucun doute.

Cette fois je n'ai pas pu prévoir les différentes étapes dans les moindres détails comme je le fais d'habitude, je n'avais que la soirée pour définir les grandes lignes de notre périple. Je ne suis pas très à l'aise avec l'improvisation à vrai dire, mais de temps en temps ça ne fait pas de mal de fonctionner autrement. J'ai eu la chance, dans les méandres parfois obscurs des internets, de tomber sur un article très utile dont on a suivi les pas, sans oublier au passage de se perdre dans les petites rues, parce que c'est un peu ce qui fait le sel des découvertes c'est bien connu.


Evidemment on ne peut pas tout voir en une journée, mais notre circuit nous a quand même permis d'en apercevoir pas mal et de ressentir l'atmosphère de Bruxelles. On a pas mal marché, trouvé un petit restaurant sympa qui servait des burgers végé délicieux et des frites maison (c'est le Ellis gourmet burger), dégusté quelques pintes comme il se doit (bien que je ne sois pas trop fan de bière) et dégusté des gaufres à tomber, puis fait un petit coucou au célèbre Manneken-Pis revêtu pour l'occasion d'une robe et d'un calot. Ce garçonnet s'est avéré beaucoup plus petit que ce que l'on pensait, sans compter la foule amassée qui le cachait...

Quelques idées de choses à voir à Bruxelles


Voici une (toute) petite liste d'endroits que nous avons vus et qui nous ont bien plu, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité vous l'aurez compris :

- Première étape, le musée de la Bande Dessinée ! Nous ne pouvions raisonnablement pas passer à côté de ce célèbre musée, alors nous y sommes allés juste avant le déjeuner. Nous avons beaucoup aimé cette incursion dans l'histoire de la BD, de son invention il y a des milliers d'années (les prémices...) à sa forme contemporaine, en passant par le roman graphique. Ensuite, petit passage obligé au magasin accolé, dédié à ce genre littéraire parfois sous-estimé et très bien fourni. Sans aucun doute une caverne d'Ali baba pour les fanatiques du genre !

- Le ventre criant famine d'avoir parcouru tant de kilomètres à pied, pause gourmande et méritée chez Ellis gourmet Burger, une bonne adresse dénichée sur Internet. C'est très bon avec pas mal de fait-maison, les prix sont plutôt raisonnables et leur limonade-maison aux fraises est super rafraîchissante. Nous nous en tirons pour 17€ chacun, pour un menu composé d'un burger, frites et limonade.

- Petit passage au Musée des Brasseurs Belges dont la visite nous a simplement déçus du fait de la pauvreté de "l'exposition", ce qui nous a amené à penser que ce n'était qu'un attrape-touriste. Le musée en lui-même consiste en fait en une pièce réduite avec quelques cuves et un petit film de trente minutes, suivi d'une "dégustation" à une table du petit bar attenant. 5€ pour une dégustation succincte de bière, donc.

- Et comme nous ne pouvions décemment pas quitter le pays sans une dégustation de gaufres en bonne et due forme (hé!), nous nous sommes précipités chez Le Funambule, minuscule échoppe située juste à côté du Manneken-Pis, et qui ne nous a décidément pas déçus ! Les gaufres sont bonnes, très très bonnes même, et à un prix défiant toute concurrence.


dimanche 14 mai 2017

Nettoyant doux au lait d'argile blanche


Avec l'arrivée du printemps est revenue mon envie de prendre soin de moi, que l'hiver avait bien enfouie dans un tiroir qui sent la neige fondue et le chocolat chaud. Mais trêve de plaisanterie, la belle saison est là et moi je me suis racheté une ombre à paupières Zao MakeUp. Youhou. 

(Je vous ferai peut-être un article maquillage un jour, c'est une chose dont j'ai envie et que j'aimerais beaucoup faire, mais dont je ne me sens pas encore bien assurée pour me lancer tout de suite... à suivre donc)

Ça fait des années que j'ai définitivement banni de ma salle de bain les montagnes de cosmétiques et que je soigne ma peau avec très peu de choses, et honnêtement c'est une des meilleures idées que j'ai eues. Ainsi, je tourne essentiellement au gel d'Aloe Vera, hydrolats et huiles végétales par hectolitre, auxquels je rajoute ponctuellement du beurre de karité et des huiles essentielles. Je suis complètement dingue de mes petits flacons odorants, passant mon temps à les sniffer comme une folle sous le regard affolé de mon adoré.

J'aime l'idée de pouvoir m'appuyer quotidiennement sur cette routine simple et peu coûteuse, sans trop avoir à réfléchir (parce que le matin, bon. Il m'est déjà arrivé de confondre le gel d'Aloe Vera avec mon dentifrice alors voilà.)(je vous rassure, je m'en suis rendue compte avant) ni à utiliser trente-six mille produits au bas mot, et à la composition souvent douteuse. 


Il y a peu, j'ai découvert et adopté un nouveau nettoyant visage au lait d'argile, qui convient parfaitement aux peaux sensibles. Il est doux et nettoie parfaitement la peau sans l'assécher, parce que c'est bien ce qu'on recherche non ? L'argile blanche, aussi appelée Kaolin, est particulièrement recommandée pour les peaux sèches et sensibles contrairement à l'argile verte réservée aux peaux plus grasses. Elle se trouve plutôt facilement, ce qui est bien pratique. J'ai trouvé la mienne dans mon magasin bio habituel.


Nettoyant tout doux pour le visage au lait d'argile blanche


C'est tout simple : je mets une petite noisette de poudre dans le creux de ma main avant de l'humidifier, puis j'applique cette pâte fluide sur tout mon visage en massant bien. J'utilise pour cela une petite cuillère en bois que je remplis à moitié. Attention, l'argile ne souffre pas de l'utilisation de métal. Le plus compliqué est de ne pas ajouter trop d'eau à l'argile, sous peine de voir votre lait vous filer entre les doigts !

Ensuite je laisse poser, oh pas très longtemps, juste le temps de faire deux-trois grimaces devant la glace, de me rincer les mains et d'attraper un gant de toilette pour rincer tout ça, et voilà. Il ne me reste plus qu'à appliquer mon hydrolat, comme d'habitude.



Et vous, vous connaissiez l'argile blanche comme soin quotidien ? L'avez-vous déjà utilisée ?

jeudi 4 mai 2017

Amnésie


Il y a quelques temps, Céline s'interrogeait sur le prix du beau. L'idée fit son chemin, et c'est l'accoutumance au beau qui me vînt à l'esprit. Le beau ici plutôt comme esthétique, et non forcément comme conditions favorables de l'existence qu'on appelle quelque fois bonheur - quoique cela puisse sans doute s'y appliquer aussi. Sur Instagram, je constatai avec désappointement que je n'étais plus aussi touchée par certaines photos à force d'en voir d'aussi parfaites et semblables le long de mon chemin, comme si ma capacité à apprécier le beau s'était distendue à force de sollicitations désordonnées. A trop vouloir s'entourer de beau jusqu'à en être baigné constamment, ne coure-t-on pas le risque de ne plus reconnaître son visage ?

Au collège puis au lycée, il y avait une fille très belle que tout le monde admirait. Elle avait les cheveux très longs, de jolis yeux noisette et les traits bien dessinés. Je crois qu'on connaît tous une fille comme ça dans notre entourage (mais cela s'applique aussi aux garçons, je ne fais pas de distinction) : une de celles qui paraissent toujours à l'aise avec tout le monde, dont les garçons recherchent la compagnie et dont toutes les filles se damneraient pour lui ressembler. Quand en Terminale on se retrouva dans la même classe, je me dis alors que j'aurais tout le loisir de l'admirer. Et puis l'année passa, avec son lot d'aventures et de déconfitures. A la fin de l'année, j'eus la surprise de découvrir que je ne la trouvais plus aussi belle. Non qu'en quelques mois elle fût devenue laide à mes yeux, je reconnaissais qu'on pût encore la trouver magnifique, seulement elle ne me faisait plus le même effet. L'habitude de la contempler, sûrement. L'accoutumance peut-être. Je me demandai ce qu'il s'était passé pour que le charme cesse d'opérer de la sorte, sans rien trouver de convaincant. Elle avait toujours les mêmes yeux noisette, sa longue chevelure et les traits bien dessinés. Seul mon regard avait changé.

Lorsque je croise des couples dans la rue se tenant par la main, je me demande parfois si leur vision d'eux-mêmes a changé au fil des ans. La trouve-t-il aussi belle qu'au premier jour ? Le trouve-t-elle encore séduisant ? Ce sont sans doute que ces considérations purement esthétiques ont laissé place à quelque chose de plus fort et de plus profond : un amour inconditionnel, de la tendresse pour ce qu'ils sont devenus, de la bienveillance et de l'humour (les deux mamelles d'un couple qui dure non ?)...  Mais moi, je vais vous dire, je ne me suis toujours pas habitué à lui. Quand je le vois c'est une lumière qui s'allume, c'est presque une première fois, ce sont les premières pages d'un livre que l'on n'a jamais lu encore. Ce sont chaque jour des retrouvailles à la faveur d'un sourire ou d'une parole, heureux amnésiques que nous sommes.

samedi 29 avril 2017

Avril : des animaux fantastiques, une série adorée et du féminisme.

Le marathon des partiels est enfin terminé, et c'est le cœur plus léger (non, on ne parle PAS des résultats du premier tour...) que je reviens ici pour vous parler de mes favoris du mois d'Avril. Lors de mes pérégrinations culturelles, il m'arrive de tomber sur de vraies bonnes surprises qu'il me tarde de partager avec vous. Ainsi j'ai décidé de publier régulièrement ce type d'article, une sorte de compte-rendu de tout ce qui m'a plus récemment. Un condensé de films, séries, livres, BD, romans graphiques ou lien qui ont particulièrement attiré mon attention. On y va ?


... Vus ... 



Un film : Les animaux fantastiques

Des mois après tout le monde, j'ai enfin eu l'occasion de le regarder. J'avais lu par-ci par là des critiques d'une part élogieuses, d'autre part plus réservées et je n'en attendais rien de particulier. C'est souvent dans cet état d'esprit que je suis le plus à même d'apprécier une oeuvre : sans a priori ni préjugés, l'esprit blanc comme neige. Et finalement, j'ai beaucoup aimé. On retrouve l'univers enchanté d'Harry Potter peuplé de créatures fantastiques et de personnages aussi atypiques qu'attachants, même si c'est bien à l'univers d'Adèle Blanc-Sec qu'il m'a fait le plus penser. L'ambiance résolument rétro de ce film participe à son charme, tout comme les habits d'époque (mention spéciale pour le style de la jeune femme, qui m'a beaucoup inspirée et que je garde dans un coin de ma tête) 


Une série : Broachurch ♥

Alors que la troisième - et dernière - saison vient de s'achever et me laisse éplorée, je tenais à vous parler de cette série policière dont je suis tombée sous le charme l'année dernière. Une ambiance un brin surannée qui change agréablement des séries policières que l'on a l'habitude de voir, des paysages aussi magnifiques que mystérieux avec des falaises qui occupent la première place, un duo d'inspecteur hyper attachants (dont le séduisant Alec, joué par David Tenant, bourru au grand cœur), il ne m'en fallait pas plus pour y adhérer complètement. Le gros point fort de cette série est, je trouve, son originalité dans la réalisation.

Je n'en dis pas plus : si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement de découvrir cette excellente série !



... Lus ...


Un petit livre (sous forme de BD) : Le féminisme, de Thomas Mathieu et Anne-Charlotte Husson 

Si, comme moi, vous vous intéressez au féminisme et aimeriez en apprendre davantage sur ce combat qui reste malheureusement nécessaire, ce petit bouquin très bien pensé vous plaira certainement.

Organisé en sept slogans forts et représentatifs du mouvement féministe, le livre retrace son historique en s'appuyant sur ses figures féminines emblématiques, de la précurseuse Olympe de Gouges en passant par Simone de Beauvoir, Angela Davis (héroïne de la chanson de Yannick Noah) ou Virginie Despentes. J'ai aimé le fait d'illustrer et d'expliquer le mouvement féministe au format BD, et de découvrir la significations de termes caractéristiques tels que l'intersectionnalité ou le slut-shaming.



Articles 

Wake up from the illusions : un article très long mais qui vaut la peine d'être lu (à garder dans un coin de sa tête), qui m'a mis une grosse claque et m'a fait prendre conscience de faits pas toujours réjouissants sur notre présence en ligne.

Quelques réflexions politique : l'excellent article de Célie, aka Miss Blemish, sur un sujet plus que jamais d'actualité ! C'est clair, très habilement écrit et bienveillant : j'ai adoré le lire et le relire.



Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Connaissiez-vous ces ressources ? Si non, vous ont-elles interessés ?