dimanche 11 juin 2017

De beaux muffins aux fraises. (VGL)


Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c'est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu'il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d'autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu'à présent, je n'avais jamais expérimenté les fraises au four. C'est que cela m'apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c'est tout. Et puis, récemment, j'ai changé d'avis...

Le problème avec avec ces demoiselles, c'est qu'elles finissent souvent englouties plus vite qu'il ne nous faut pour courir les acheter, et c'est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j'ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n'est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d'allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.


Pour 6 muffins


Ingrédients :

- 200 g de farine
- 90 g de sucre complet type Rapadura
- 1 càc de bicarbonate de soude
- 1 pincée de sel
- 2 càS d'huile de coco fondue
- lait végétal, d'avoine ici
- 5 belles fraises

Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l'huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d'obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C



Bon dimanche !

vendredi 2 juin 2017

Oh, at(temps) un peu...


S'il y a bien une chose qui m'angoisse au delà du raisonnable, c'est l'impermanence des choses. Les marques du temps qui passe. Je n'aime rien moins que les fissures dans les murs, les volets écaillés et les départs des gens que j'aime.

La vieillesse me fait peur. Pas la mienne, pas encore, mais celles des objets, de la matière, des situations même. Cette pente invisible et inéluctable que nous fait dévaler le temps contre notre grès, à toute vitesse et sans branches amies auxquelles se raccrocher. Nous sommes des jouets dans le tourbillon de la vie. J'ai toujours eu du mal avec l'imperfection, les cicatrices, enfin tous ces petits signes du temps qui passe et nous rappelle que rien n'est éternel.

Comme si tout devait rester figé dans son essence. Ne pas bouger, ne pas évoluer sous peine de se fissurer instantanément. Je crois que ça a quelque chose à voir avec mon côté perfectionniste, mon besoin de stabilité et de contrôle que je cherche pourtant à maîtriser (ce paradoxe...). J'essaye chaque fois de me raisonner bien sûr, de voir le bon côté de tout ça, parce qu'après tout c'est ça la vie : les changements, les bascules, les virages à 90°, le mouvement perpétuel.

C'est un fait, rien ni personne ne peut y échapper à moins de vivre dans le musée de ses pensées ou de ses souvenirs. Mais c'est un peu triste, quand même.

Toujours, je ne peux m'empêcher de penser à... l'après. A chaque début, chaque commencement, j'envisage la fin, inéluctable. Comment goûter l'instant avec légèreté, comment absorber le moment présent sans penser à la suite, et gâcher le plaisir des retrouvailles ?

Je pense déjà à  "Tu me manques", alors qu'il est là, à côté de moi.


Dis, toi aussi parfois tu ressens l'angoisse du temps qui passe ?

jeudi 25 mai 2017

Déambulation par belle soirée de mai


Je vous écris à cette heure de la journée où la chaleur est écrasante, les volets doucement clos pour tenter de conserver le peu de fraîcheur qu'il reste, dérangée de temps à autre par quelque courant d'air égaré.

Il y a quelques jours, j'ai ressorti cette crème à l'iris dont l'odeur me rend dingue. C'est une crème d'été, parce qu'elle en a l'odeur et que sa légèreté ne convient pas vraiment au reste de l'année. Alors je la remise au placard en attendant les beaux jours. Je l'avais un peu oubliée à vrai dire, quand je l'ai retrouvée par hasard j'ai murmuré dans ma tête avec cet air d'étonnement, "tiens, tu es là toi ?".

Elle sent divinement bon.
Genre vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment,
BON.

Si bien que je pourrais passer la journée à me shooter à l'odeur (c'est un peu fou vous en conviendrez), si je n'avais autre chose à faire tel que : faire une lessive/un gâteau/mes devoirs/lire un livre.

Un soir avec mon amoureux (qui est merveilleux l'ai-je déjà dit ?), on est sortis prendre des photos. C'était en semaine, le soleil couchant cognait contre la fenêtre comme pour nous inviter à le rejoindre, et je me suis dit que la lumière devait être drôlement belle dehors. Alors on a mis nos chaussures et on est partis comme ça, en laissant tout en plan pour ne pas rater la lente descente de l'astre, les assiettes sales sur la table attendront oh!
C'était bien, c'était parfait, on a marché un peu puis pris les fleurs en photos. Après c'était notre tour, on a fait les fous derrière l'objectif en prenant des poses et je me suis laissée faire alors que je déteste ça.

Et puis retrouver les joies du marché du samedi matin, ce qui est drôlement chouette aussi, surtout quand le soleil nous fait l'honneur de sa présence. C'est comme un rendez-vous qu'on avait un peu oublié et qu'on est heureux de retrouver, c'est un festival d'odeurs et de couleurs qu'on a envie d'étreindre et de toucher. C'est l'arrivée tant attendue des fraises, celles dont on se réjouit bien à l'avance parce que ce sont les premières de la saison, - ça y est elles sont là ! Sans oublier la rhubarbe ramenée par fagots rougeoyants, et qui finira sans doute en compote embaumant délicieusement l'appartement.


C'est beau la vie



Et vous racontez-moi, c'est quoi vos petits bonheurs des jours qui rallongent ?

samedi 20 mai 2017

Bruxelles, une première fois


Un samedi de mai nous sommes partis à Bruxelles, ce n'était pas vraiment prévu. En réalité ça faisait un petit moment qu'on rêvait de découvrir la ville, mais sans voiture c'est un peu plus difficile que de partir sur un coup de tête, un sac à dos sous le bras. Pourtant c'est un peu ce qu'on a fait. Le vendredi soir nous réservions un covoit, le samedi matin nous étions sur la route, encore ensommeillés mais la soif d'aventures chevillée au corps. La technologie a du bon, sans aucun doute.

Cette fois je n'ai pas pu prévoir les différentes étapes dans les moindres détails comme je le fais d'habitude, je n'avais que la soirée pour définir les grandes lignes de notre périple. Je ne suis pas très à l'aise avec l'improvisation à vrai dire, mais de temps en temps ça ne fait pas de mal de fonctionner autrement. J'ai eu la chance, dans les méandres parfois obscurs des internets, de tomber sur un article très utile dont on a suivi les pas, sans oublier au passage de se perdre dans les petites rues, parce que c'est un peu ce qui fait le sel des découvertes c'est bien connu.


Evidemment on ne peut pas tout voir en une journée, mais notre circuit nous a quand même permis d'en apercevoir pas mal et de ressentir l'atmosphère de Bruxelles. On a pas mal marché, trouvé un petit restaurant sympa qui servait des burgers végé délicieux et des frites maison (c'est le Ellis gourmet burger), dégusté quelques pintes comme il se doit (bien que je ne sois pas trop fan de bière) et dégusté des gaufres à tomber, puis fait un petit coucou au célèbre Manneken-Pis revêtu pour l'occasion d'une robe et d'un calot. Ce garçonnet s'est avéré beaucoup plus petit que ce que l'on pensait, sans compter la foule amassée qui le cachait...

Quelques idées de choses à voir à Bruxelles


Voici une (toute) petite liste d'endroits que nous avons vus et qui nous ont bien plu, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité vous l'aurez compris :

- Première étape, le musée de la Bande Dessinée ! Nous ne pouvions raisonnablement pas passer à côté de ce célèbre musée, alors nous y sommes allés juste avant le déjeuner. Nous avons beaucoup aimé cette incursion dans l'histoire de la BD, de son invention il y a des milliers d'années (les prémices...) à sa forme contemporaine, en passant par le roman graphique. Ensuite, petit passage obligé au magasin accolé, dédié à ce genre littéraire parfois sous-estimé et très bien fourni. Sans aucun doute une caverne d'Ali baba pour les fanatiques du genre !

- Le ventre criant famine d'avoir parcouru tant de kilomètres à pied, pause gourmande et méritée chez Ellis gourmet Burger, une bonne adresse dénichée sur Internet. C'est très bon avec pas mal de fait-maison, les prix sont plutôt raisonnables et leur limonade-maison aux fraises est super rafraîchissante. Nous nous en tirons pour 17€ chacun, pour un menu composé d'un burger, frites et limonade.

- Petit passage au Musée des Brasseurs Belges dont la visite nous a simplement déçus du fait de la pauvreté de "l'exposition", ce qui nous a amené à penser que ce n'était qu'un attrape-touriste. Le musée en lui-même consiste en fait en une pièce réduite avec quelques cuves et un petit film de trente minutes, suivi d'une "dégustation" à une table du petit bar attenant. 5€ pour une dégustation succincte de bière, donc.

- Et comme nous ne pouvions décemment pas quitter le pays sans une dégustation de gaufres en bonne et due forme (hé!), nous nous sommes précipités chez Le Funambule, minuscule échoppe située juste à côté du Manneken-Pis, et qui ne nous a décidément pas déçus ! Les gaufres sont bonnes, très très bonnes même, et à un prix défiant toute concurrence.


dimanche 14 mai 2017

Nettoyant doux au lait d'argile blanche


Avec l'arrivée du printemps est revenue mon envie de prendre soin de moi, que l'hiver avait bien enfouie dans un tiroir qui sent la neige fondue et le chocolat chaud. Mais trêve de plaisanterie, la belle saison est là et moi je me suis racheté une ombre à paupières Zao MakeUp. Youhou. 

(Je vous ferai peut-être un article maquillage un jour, c'est une chose dont j'ai envie et que j'aimerais beaucoup faire, mais dont je ne me sens pas encore bien assurée pour me lancer tout de suite... à suivre donc)

Ça fait des années que j'ai définitivement banni de ma salle de bain les montagnes de cosmétiques et que je soigne ma peau avec très peu de choses, et honnêtement c'est une des meilleures idées que j'ai eues. Ainsi, je tourne essentiellement au gel d'Aloe Vera, hydrolats et huiles végétales par hectolitre, auxquels je rajoute ponctuellement du beurre de karité et des huiles essentielles. Je suis complètement dingue de mes petits flacons odorants, passant mon temps à les sniffer comme une folle sous le regard affolé de mon adoré.

J'aime l'idée de pouvoir m'appuyer quotidiennement sur cette routine simple et peu coûteuse, sans trop avoir à réfléchir (parce que le matin, bon. Il m'est déjà arrivé de confondre le gel d'Aloe Vera avec mon dentifrice alors voilà.)(je vous rassure, je m'en suis rendue compte avant) ni à utiliser trente-six mille produits au bas mot, et à la composition souvent douteuse. 


Il y a peu, j'ai découvert et adopté un nouveau nettoyant visage au lait d'argile, qui convient parfaitement aux peaux sensibles. Il est doux et nettoie parfaitement la peau sans l'assécher, parce que c'est bien ce qu'on recherche non ? L'argile blanche, aussi appelée Kaolin, est particulièrement recommandée pour les peaux sèches et sensibles contrairement à l'argile verte réservée aux peaux plus grasses. Elle se trouve plutôt facilement, ce qui est bien pratique. J'ai trouvé la mienne dans mon magasin bio habituel.


Nettoyant tout doux pour le visage au lait d'argile blanche


C'est tout simple : je mets une petite noisette de poudre dans le creux de ma main avant de l'humidifier, puis j'applique cette pâte fluide sur tout mon visage en massant bien. J'utilise pour cela une petite cuillère en bois que je remplis à moitié. Attention, l'argile ne souffre pas de l'utilisation de métal. Le plus compliqué est de ne pas ajouter trop d'eau à l'argile, sous peine de voir votre lait vous filer entre les doigts !

Ensuite je laisse poser, oh pas très longtemps, juste le temps de faire deux-trois grimaces devant la glace, de me rincer les mains et d'attraper un gant de toilette pour rincer tout ça, et voilà. Il ne me reste plus qu'à appliquer mon hydrolat, comme d'habitude.



Et vous, vous connaissiez l'argile blanche comme soin quotidien ? L'avez-vous déjà utilisée ?

jeudi 4 mai 2017

Amnésie


Il y a quelques temps, Céline s'interrogeait sur le prix du beau. L'idée fit son chemin, et c'est l'accoutumance au beau qui me vînt à l'esprit. Le beau ici plutôt comme esthétique, et non forcément comme conditions favorables de l'existence qu'on appelle quelque fois bonheur - quoique cela puisse sans doute s'y appliquer aussi. Sur Instagram, je constatai avec désappointement que je n'étais plus aussi touchée par certaines photos à force d'en voir d'aussi parfaites et semblables le long de mon chemin, comme si ma capacité à apprécier le beau s'était distendue à force de sollicitations désordonnées. A trop vouloir s'entourer de beau jusqu'à en être baigné constamment, ne coure-t-on pas le risque de ne plus reconnaître son visage ?

Au collège puis au lycée, il y avait une fille très belle que tout le monde admirait. Elle avait les cheveux très longs, de jolis yeux noisette et les traits bien dessinés. Je crois qu'on connaît tous une fille comme ça dans notre entourage (mais cela s'applique aussi aux garçons, je ne fais pas de distinction) : une de celles qui paraissent toujours à l'aise avec tout le monde, dont les garçons recherchent la compagnie et dont toutes les filles se damneraient pour lui ressembler. Quand en Terminale on se retrouva dans la même classe, je me dis alors que j'aurais tout le loisir de l'admirer. Et puis l'année passa, avec son lot d'aventures et de déconfitures. A la fin de l'année, j'eus la surprise de découvrir que je ne la trouvais plus aussi belle. Non qu'en quelques mois elle fût devenue laide à mes yeux, je reconnaissais qu'on pût encore la trouver magnifique, seulement elle ne me faisait plus le même effet. L'habitude de la contempler, sûrement. L'accoutumance peut-être. Je me demandai ce qu'il s'était passé pour que le charme cesse d'opérer de la sorte, sans rien trouver de convaincant. Elle avait toujours les mêmes yeux noisette, sa longue chevelure et les traits bien dessinés. Seul mon regard avait changé.

Lorsque je croise des couples dans la rue se tenant par la main, je me demande parfois si leur vision d'eux-mêmes a changé au fil des ans. La trouve-t-il aussi belle qu'au premier jour ? Le trouve-t-elle encore séduisant ? Ce sont sans doute que ces considérations purement esthétiques ont laissé place à quelque chose de plus fort et de plus profond : un amour inconditionnel, de la tendresse pour ce qu'ils sont devenus, de la bienveillance et de l'humour (les deux mamelles d'un couple qui dure non ?)...  Mais moi, je vais vous dire, je ne me suis toujours pas habitué à lui. Quand je le vois c'est une lumière qui s'allume, c'est presque une première fois, ce sont les premières pages d'un livre que l'on n'a jamais lu encore. Ce sont chaque jour des retrouvailles à la faveur d'un sourire ou d'une parole, heureux amnésiques que nous sommes.

samedi 29 avril 2017

Avril : des animaux fantastiques, une série adorée et du féminisme.

Le marathon des partiels est enfin terminé, et c'est le cœur plus léger (non, on ne parle PAS des résultats du premier tour...) que je reviens ici pour vous parler de mes favoris du mois d'Avril. Lors de mes pérégrinations culturelles, il m'arrive de tomber sur de vraies bonnes surprises qu'il me tarde de partager avec vous. Ainsi j'ai décidé de publier régulièrement ce type d'article, une sorte de compte-rendu de tout ce qui m'a plus récemment. Un condensé de films, séries, livres, BD, romans graphiques ou lien qui ont particulièrement attiré mon attention. On y va ?


... Vus ... 



Un film : Les animaux fantastiques

Des mois après tout le monde, j'ai enfin eu l'occasion de le regarder. J'avais lu par-ci par là des critiques d'une part élogieuses, d'autre part plus réservées et je n'en attendais rien de particulier. C'est souvent dans cet état d'esprit que je suis le plus à même d'apprécier une oeuvre : sans a priori ni préjugés, l'esprit blanc comme neige. Et finalement, j'ai beaucoup aimé. On retrouve l'univers enchanté d'Harry Potter peuplé de créatures fantastiques et de personnages aussi atypiques qu'attachants, même si c'est bien à l'univers d'Adèle Blanc-Sec qu'il m'a fait le plus penser. L'ambiance résolument rétro de ce film participe à son charme, tout comme les habits d'époque (mention spéciale pour le style de la jeune femme, qui m'a beaucoup inspirée et que je garde dans un coin de ma tête) 


Une série : Broachurch ♥

Alors que la troisième - et dernière - saison vient de s'achever et me laisse éplorée, je tenais à vous parler de cette série policière dont je suis tombée sous le charme l'année dernière. Une ambiance un brin surannée qui change agréablement des séries policières que l'on a l'habitude de voir, des paysages aussi magnifiques que mystérieux avec des falaises qui occupent la première place, un duo d'inspecteur hyper attachants (dont le séduisant Alec, joué par David Tenant, bourru au grand cœur), il ne m'en fallait pas plus pour y adhérer complètement. Le gros point fort de cette série est, je trouve, son originalité dans la réalisation.

Je n'en dis pas plus : si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement de découvrir cette excellente série !



... Lus ...


Un petit livre (sous forme de BD) : Le féminisme, de Thomas Mathieu et Anne-Charlotte Husson 

Si, comme moi, vous vous intéressez au féminisme et aimeriez en apprendre davantage sur ce combat qui reste malheureusement nécessaire, ce petit bouquin très bien pensé vous plaira certainement.

Organisé en sept slogans forts et représentatifs du mouvement féministe, le livre retrace son historique en s'appuyant sur ses figures féminines emblématiques, de la précurseuse Olympe de Gouges en passant par Simone de Beauvoir, Angela Davis (héroïne de la chanson de Yannick Noah) ou Virginie Despentes. J'ai aimé le fait d'illustrer et d'expliquer le mouvement féministe au format BD, et de découvrir la significations de termes caractéristiques tels que l'intersectionnalité ou le slut-shaming.



Articles 

Wake up from the illusions : un article très long mais qui vaut la peine d'être lu (à garder dans un coin de sa tête), qui m'a mis une grosse claque et m'a fait prendre conscience de faits pas toujours réjouissants sur notre présence en ligne.

Quelques réflexions politique : l'excellent article de Célie, aka Miss Blemish, sur un sujet plus que jamais d'actualité ! C'est clair, très habilement écrit et bienveillant : j'ai adoré le lire et le relire.



Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Connaissiez-vous ces ressources ? Si non, vous ont-elles interessés ?

samedi 22 avril 2017

Cette semaine j'ai...


Eu l'impression de passer ma vie dans les trains à sauter d'un wagon à l'autre (mais c'était bien), suis passée devant des kilomètres de paysages et ai traversé la France en long avant de remonter tout au Nord. Apprécié ces quelques heures de vacuité forcée sans culpabilité, sans chercher à les combler davantage qu'en prenant et reposant à intervalles réguliers ma lecture en cours.

Pris le soleil en Corrèze et le vent en Normandie, et non le contraire - voilà qui aurait été étonnant. Visité des falaises et des jardins, appris à jouer aux échecs et à l'Awalé (c'est un petit jeu très simple et assez amusant qui vient du Togo, avec de jolies billes vertes qui poussent sur un arbre dans une longue boîte en bois qui s'ouvre en deux).

Me suis réjouie de l'arrivée de la rhubarbe sur les étals des marchés, et des petites crèmes au lait d'amande qui s'en sont suivies. J'avais beaucoup d'a priori sur la préparation de cette polygonacée, en fait c'est très simple : on coupe l'extrémité, on épluche/effile succinctement avant de couper en tronçons puis de laisser reposer une petite heure sous un doux manteau de sucre. Un peu long peut-être, mais pas compliqué. 

Donné une seconde chance à une oeuvre que je n'avais pas eu le courage de poursuivre il y a quelques années déjà, piochée dans ma bibliothèque personnelle un soir de désœuvrement. La maturité ou le recul ayant probablement fait leur oeuvre, ce roman de Camus est en fait une bonne surprise que je me plais à (re)lire. Un style austère et une écriture simple à la limite du dépouillement, des personnages qui ne laissent que très rarement transparaître leurs émotions.

Me suis préparée aux présidentiellesC'est un peu bête, mais je ne m'étais jamais trop intéressée à la politique jusqu'à cette année, laissant ça aux "autres". Trop compliqué à comprendre, à des années lumières de mes préoccupations quotidiennes... j'étais cette fille qui, lors de discussions entre amis, n'osait ouvrir la bouche de peur de dire des bêtises plus grosses qu'elle. Et puis, par la force des choses, il a bien fallu que je me familiarise avec le sujet et me renseigne sur les programmes des candidats (la force des choses étant un amoureux commentant à voix haute les programmes des candidats tout en me montrant des vidéos très bien foutues - Osons causer, pour ne pas les citer -) 

Ai gardé l’œil vissé au hublot miniature de mon appareil photo, essayant de capturer aussi souvent que possible des bribes de mon quotidien.

Retrouvez-moi également sur Instagram ou Twitter !

Et vous votre semaine ?

lundi 17 avril 2017

Paysage d'or saveur coco


Depuis deux ans maintenant -oh, je n'appellerais pas ça une tradition, tout au plus un petit rituel de début de Printemps- nous avons pris l'habitude de partir explorer les jolis coins de la région. Un jour je m'étais mis en tête de découvrir ces endroits que je ne connais finalement pas si bien, petits trésors de nature qui ne demandent qu'à être cueillis.

Alors on a pris la voiture et on a roulé jusqu'à l'extrême bout de la Terre, les kilomètres défilant sur l'asphalte comme une traînée de peinture, pour atteindre le Nez de Jobourg. Petit Fin-i-ster normand où ciel et mer se confondent en un amas aérien de bleus. Reprendre confiance et en main ce volant que je n'avais pas tenu depuis des mois, après l'appréhension reviennent les automatismes qui ne s'oublient jamais complètement.

Rouler, rouler sans s'arrêter devant des paysages venteux qui défilent sous nos yeux, quelques notes en fond sonore sur les ondes et chantonner sur un air entraînant. Que ces quelques jours au goût de vacances ne s'arrêtent jamais, que le reste soit aussi beau qu'une promenade au bord de la mer avec ceux que l'on aime, à se gorger de douceur comme des fruits mûrs.

Paysage de bout du monde au cadre vertigineux, serti de falaises parmi les plus hautes d'Europe. Ici, nous avons été éblouis par le turquoise magnétique de la mer, et les genêts dorés comme de petites pièces d'or odorantes. Le croiriez-vous, l'odeur de noix de coco qui embaumait l'air autour de nous provenait tout simplement de ces petits pétales couleur soleil ! Cette senteur nous a accompagnés tout le long de la promenade, j'en serais restée le nez enfoui dedans tellement c'était doux et sucré.

Suivez-moi le temps de quelques photos, sentez le vent dans vos cheveux et l'odeur fruité des genêts.